Mon Frère Boaz

Chansons maçonneuses

Sur l’air de “l’ami Bidasse”  (paroles de Julio)

Enregistrement public Festival d’Humour 2015

 

1

Quand j’suis sorti de la brumace

Et qu’on a fêté mes trois ans,

L’parrain m’a dit : « Y’a l’fils Boaz

Qui lui aussi est impétrant,

Tu devrais faire sa connaissance. »

J’ai fait c’que m’a dit mon parrain

Et d’puis qu’je suis dans l’Obédience

Boaz c’est mon meilleur frangin.

Comme on a suivi l’Instruction

On nous a élevé Compagnon.

REFRAIN

Avec mon frère Boaz,

On se quitte jamais, attendu qu’on est

Tous deux natifs d’la race

Des frères d’la rue Cadet.

On a l’âme sereine

Et les bras ballants, tournés vers l’Orient

Nos regards se promènent

ça nous fait passer l’temps.

2

Lorsqu’en tenue y’a des bobonnes

Qui viennent parfois nous visiter,

Avec Boaz, ben, on s’étonne

Qu’on n’est pas pour la mixité.

On cache notre concupiscence

On fait pas voir qu’on est pressé

De mieux faire leur connaissance

Et par trois fois d’les embrasser.

Mais comme on s’fait traiter d’ « phallo »

Alors on reste comme deux ballots.

REFRAIN

Avec mon frère Boaz,

On se quitte jamais, attendu qu’on est

Tous deux natifs d’la race

Des frères d’la rue Cadet.

On s’dit qu’on a d’la veine

Et le cœur battant pour le sexe charmant

On attend qu’elles reviennent,

ça nous fait passer l’temps.

3

On va souvent voir l’Vénérable

Pour lui d’mander son opinion.

Aux agapes on s’empresse à table

Pour lui servir double ration.

« Vous d’vriez lui cirer les godasses »

Que nous a dit le Surveillant.

Dans l’atelier, moi et Boaz,

Comme nous y’a pas plus méritant.

Comme on a lu tout Anderson

On a même eu d’la promotion.

REFRAIN

Avec mon frère Boaz

On se quitte jamais, attendu qu’on est

Tous deux natifs d’la race

Des frères d’la rue Cadet.

Et plus tard trent’ troisième,

On s’dira souvent: « Vrai! Au Grand-Orient,

On a fait des fredaines,

On a bien passé l’temps