Le Vénérable

Chansons maçonneuses

Sur l’air du “Maître à bord”

Paroles de Julio

 

1
“Eh quoi tous les frangins qui vous la coulez douce
Je vais vous étonner, je voudrais essaimer !
Mais il me faut six maîtres pour se tirer en douce
Ensemble nous créerons un nouvel atelier.”
Alors pendant huit jours, il cherche son Collège
Contraint de le former de maçons d’occasion
Maîtres peu assidus qui voyant son manège
Se dirent avec lui nous aurons des cordons.
Lui qui sera Véné car tel est son destin
Au moment d’essaimer leur dit : Mes chers frangins,

Refrain

Je suis le Vénérable
Moi seul de tous les Maîtres
Je suis le plus capable
Sachez le reconnaître
Je vous promets, moi à l’Orient
De mieux éclairer votre route,
Je serai juste et tolérant
Oui mais il faudra qu’on m’écoute !
Que nos efforts soient inlassables,
Je suis le Vénérable !

2

De tenue en tenue, les frères se font rares
Et tous les Officiers reconnaissant leur tort
Les outils à la main défient le Vénérable
Qui leur répond : “Mes frères, trop tard pour les remords !”
Soudain les Apprentis en rompant le silence
Font entendre le bruit des métaux séditieux
Suivis des Compagnons qui perdent leur confiance
Alors le Vénérable s’écrie : “C’est pas sérieux,
Je jure sur mes vieux os, de pas quitter ma chaire.”
Et tous les Officiers crient : “Rends nous ton équerre !
– Non !

Refrain

Je suis le Vénérable
Je dois le reconnaître
Mon orgueil est coupable
Il me monte à la tête
Mais le Devoir commande encore :
Fais respecter la Règle en loge
Sous la menace même de la mort
N’accepte pas qu’on y déroge
Et maintenant, que l’on m’accable !
Je suis le Vénérable !