L’Orient d’abord

Chansons maçonneuses

Sur l’air des “Copains d’abord” de G. Brassens
(Créée par les Vrais Amis de l’Union et du Progrès réunis, Orient de Bruxelles)

1
Après m’avoir bandé les yeux
Afin de me cacher les lieux,
On m’a enlevé tout mon or,
Levé tout mon or.
On m’a venté, on m’a noyé
On m’a brûlé, on m’a ployé :
Ainsi fait l’Orient d’abord ,
L’Orient d’abord.

2
Lorsque j’ai reçu la Lumière,
Elle était douce, elle était claire,
Mais, ébloui par les décors,
Oui par les décors,
Devant moi formant une chaîne,
Chacun se dressant comme un chêne,
J’aperçus l’Orient d’abord
L’Orient d’abord.

3
Ainsi s’acheva mon tourment :
Je fis un terrible serment
Que je tiendrai jusqu’à la mort,
Drai jusqu’à la mort !
Le plus vieux m’ayant consacré
Entre trois flamberges d’acier,
J’embrassai l’Orient d’abord,
L’Orient d’abord.

4
L’Orateur nous fit un discours,
Pas bête mais non plus pas court,
Où il démontra que le fort
Montra que le fort
De la société sans idole
Était qu’ici tout est symbole
Y compris l’Orient d’abord
L’Orient d’abord.

 5
Le tablier autour des reins,
Bijou au coeur et gants en mains,
Nous fûmes instruits sans effort
Instruits sans effort ;
Et quand il jugea tout parfait,
Le Vieux nous dit d’aller en paix,
Toutefois l’Orient d’abord
L’Orient d’abord.6
Puis l’assistance famélique
Fit un repas rituélique
Et se munit d’un rouge bord
Nid d’un rouge bord ;
Mais ce qui coula le plus dense,
Ce furent les flots d’éloquence,
Celui de l’Orient d’abord
L’Orient d’abord.7
Deux costauds avec leur marteau
Frappaient la table. Ils avaient beau
Proclamer l’un qu’il était fort,
L’un qu’il était fort,
L’autre qu’il était des plus sages,
Le plus beau selon les suffrages
Martèle à l’Orient d’abord
L’Orient d’abord.

(Couplet obédientiel)
Moi qui suis Pierre et qui suis brute
Je ne cause ni ne réfute
A couvert, je médite encor
Je médite encor.
Mais quand je tiens ferme mes Frères
Par trois fois nous levons nos verres
Pour le Grand Orient d’abord
Grand Orient d’abord.