Que c’est éprouvant

Chansons maçonneuses

Sur l’air de “Je n’suis pas bien portant”, chanson de comique troupier interprétée par Ouvrard

Paroles de Julio

1

Depuis que je suis apprenti
C’est pas rigolo entre nous
Je travaille jusqu’à minuit
Et je passe en loge un temps fou.
Mais plutôt que de progresser
J’ai des doutes de tous les côtés :

 

REFRAIN

J’ai le rite qui m’irrite
Les symboles qui flageolent
L’rituel qui chancelle
La fermeture qui est pas sûre
Avec par d’ssus l’marché
Le pavé déchaussé
Et la voûte étiolée
Le soleil dans la lune
Et la lune qui sommeille
Le Delta sans éclat
La lumière qui est pas claire
Le GADLU qui en peut plus
Et les grades qui s’dégradent
Le premier épuisé
Le second qui se came
Le troisième qui rame
L’quatrième qui essaime
Et l’trente-trois qu’ça laisse froid…

Ah mes frères qu’c’est éprouvant d’faire partie des Franc-macs
Ah mes frères qu’c’est éprouvant [de marcher vers l’Orient !]
[(Ou) [D’être du Grand Orient…] (Autre version)]

2

Afin d’y voir clair au plus vite
Un matin tout dernièrement
Je suis allé rendre visite
A mon Vénérable à l’Orient.
Que ressens-tu qu’il m’a d’mandé ?
C’est bien simpl’ que j’y ai répliqué :

 

REFRAIN

J’ai le rite qui m’irrite
Les symboles qui flageolent
Les colonnes qui détonnent
Dès qu’le Nord y s’dénude
Et qu’le Sud y perd le Nord
Les plateaux sont pâlots
L’Vénérable à l’Orient
Et ses deux Surveillants
Tout ça c’est pas brillant
Et l’Collège d’Officiers
Qui en a rien à cirer
Le S’crétaire sur les nerfs
L’Orateur radoteur
L’Trésorier qui est fauché
Et l’Frère Hospitalier
Dont le tronc s’est barré
Le Couvreur querelleur
Quand l’Expert exagère
L’Architecte qui s’entête
L’Apprenti sapristi
Qui parle en plein midi.

Ah mes frères qu’c’est éprouvant d’faire partie des Franc-macs
Ah mes frères qu’c’est éprouvant de marcher vers l’Orient !

 

3

Auprès d’une charmante soeur
Je m’assieds un soir en tenue
Voulant lui dévoiler mon coeur
En salle humide je l’ai revue
J’allais l’embrasser, elle me dit :
Qu’as-tu mon frère ? Moi j’répondis :

 

REFRAIN

J’ai le rite qui m’irrite
Les symboles qui flageolent
L’rituel qui chancelle
La fermeture qui est pas sûre
Avec par d’ssus l’marché
Le pavé déchaussé

 

Et la voûte étiolée
Le soleil dans la lune
Et la lune qui sommeille
Le Delta sans éclat
La lumière qui est pas claire
Le GADLU qui en peut plus
Et les grades qui s’dégradent
Le premier épuisé
Le second qui se came
Le troisième qui rame
L’quatrième qui essaime
Et l’trente-trois qu’ça laisse froid…

 

Et puis j’ai rajouté
Entre nous c’est pas tout
Les colonnes qui détonnent
Quand le Nord y s’dénude
Et qu’le Sud y perd le Nord
Les plateaux sont pâlots
L’Vénérable à l’Orient
Et ses deux Surveillants
Tout ça c’est pas brillant
Et l’Collège d’Officiers
Qui en a rien à cirer
Le S’crétaire sur les nerfs
L’Orateur radoteur
L’Trésorier qui est fauché
Et l’Frère Hospitalier
Dont le tronc s’est barré
Le Couvreur querelleur
Quand l’Expert exagère
L’Architecte qui s’entête
L’Apprenti sapristi
Qui parle en plein midi.

En plus d’ça j’te cache pas
Les outils quel souci !
La truelle qui se pelle
Le compas raplaplat
Le maillet trop inquiet
Les équerres trop pépères
Le ciseau cet idiot
Sur sa pierre n’est pas fier
Les bougeoirs dérisoires
Les bougies rikikies
Les grenades qui s’balladent
Et la chaîne qui se traîne
Le triangle qui s’étrangle
Le Grand-Livre qui s’enivre
Le scrutin qui a les boules
Et les boules qu’on a repeintes
Blanches et noires elles se marrent
Les enquêtes très surfaites
Le bandeau travelo
L’cabinet désuet
Les voyages d’un autre âge
Le calice plein d’malice
Le parjure sans figure
L’instruction qui est bidon

Et j’ne te dirai pas
Que les pas ne suivent pas
Qu’ l’attouch’ment est poignant
Le serment larmoyant
Et le signe pas très digne
La batterie sans esprit
Le mot d’passe qui se casse
L’mot sacré trop athée
La musique trop laïque
Et encore le record
Les décors s’édulcorent
L’tablier délassé
La bavette fluette
Le cordon bien trop long
Les sautoirs illusoires
Les bijoux sur les g’noux !

Ah mes frères qu’c’est éprouvant d’faire partie des Franc-macs
Ah mes frères qu’c’est éprouvant de marcher vers l’Orient !