Biographie sommaire Clovis Hugues

Le Blasphème de Clovis

 

Biographie sommaire

Lire également: “chronique d’un blasphème”

 

 

Clovis HUGUES de son vrai nom Hubert, Hugues, CLOVIS.
Homme politique et poète français. Né à Ménerbes (Vaucluse) le 3 novembre 1851. Mort à Montmartre (Paris) le 11 juin 1907.

Fils du meunier CLOVIS, quarante-huitard, et d’une mère pieuse. Fait ses études au petit séminaire de Carpentras. Entre au journal Le Peuple à Marseille comme garçon de bureau. Gustave Naquet lui conseille de s’appeler désormais Clovis Hugues.
Participe activement à la Commune (« La Sociala ») de Marseille. Est traduit en conseil de guerre le 21 septembre 1871. Fait 4 ans de prison à Tarascon, Lyon, Moulins, Tours. Est libéré le 19 juin 1875.
Épouse en 1877 Jeanne Royannez, sculpteur, dont il aura deux filles qu’il appellera Marianne et Mireille (l’une en l’honneur de la République, l’autre de la Provence).
Reçu franc-maçon en 1878 à la loge marseillaise La Parfaite Union.
Élu député socialiste de Marseille en 1881 et 1885 ; député socialiste de Paris en 1893, 1897 et 1902.
Félibre, il collabore à l’Armana Prouvençau à partir de 1885. Majoral du Félibrige en 1892, il reçoit la Cigalo de Durènço des mains de la veuve de Paul Arène en 1898. Prix de l’Académie Française en 1900 pour « La Chanson de Jeanne d’Arc ».
Il est inhumé à Embrun (Hautes Alpes).

Quelques unes de ses œuvres écrites en français : Les Intransigeants (1875), Poèmes de Prison (1875), Pour les Ouvriers Lyonnais (1877), La Vierge Rouge (1881), Les Soirs de Bataille (1882), Jours de Combat (1883), Évocations (1885), Une Étoile (1888), Le sommeil de Danton –pièce en 5 actes en vers- (1888), Madame Phaéton (1888), Marionnettes (1891), La Grève des Mineurs (1891), Le Gendarme (1891), Les Roses du Laurier (1903).

    Ses premières œuvres écrites en provençal ont été recueillies sous le titre de la Petite Muse, publié en 1875. « Il y avait en lui du Béranger, du Camille Desmoulins et du Tartarin de Tarascon » : Aristide Briand.

Voir une de ses publications dans “La Muse Républicaine” : Le style Hugo.

Clovis Hugues et la franc-maçonnerie  

       à 18 ans, Clovis Hugues est formé au journalisme par le F. Gustave Naquet, directeur du journal Le Peuple, membre de la loge La Réforme.

– 1870, il accueille à Marseille le F. Garibaldi.

En prison, il retrouve derrière les barreaux le F. Gaston Crémieux, membre de la loge La Réunion des Amis Choisis. Figure de proue de la Commune de Marseille, Crémieux est fusillé en décembre 1871 et laisse un court poème intitulé « à Clovis Hugues » :

« Laisse dormir dans leur suaire
Nos martyrs de la Liberté
N’entrouvre pas le sanctuaire
Du repos qu’ils ont mérité :
Il nous suffit quand tu contemples
Leurs traits et leurs noms glorieux,
Qu’ils reviennent par leurs exemples ;
C’est à nous de mourir comme eux ! » 

Garibaldi

       Initié le 3 juin 1878 à la loge La Parfaite Union, orient de Marseille, GODF.
Affilié à la loge Les Neufs Sœurs, de Paris.
Succède au siège du F. François Vincent Raspail, son aîné de 15 ans et comme lui vauclusien.Ami intime du F. Zéphirin Camélinat, il est également le compagnon de lutte de la S. Louise Michel et des FF. Jules Guesde, Félix Pyat, Benoît Malon, Auguste Blanqui, Jean Allemane, Jules Vallès, Louis Blanc.

Le poète Clovis Hugues rencontre à Montmartre et ailleurs les FF. Aristide Bruant, Laurent Tailhade, Gustave Nadaud, Eugène Pottier, Jean Baptiste Clément, Auguste Bartholdi.

Le député Clovis Hugues côtoie les grandes figures politiques de la 3ème république, les FF. Léon Bourgeois, Sadi Carnot, Émile Combes, Félix Faure, Jules Favre, Jules Ferry, Léon Gambetta, Camille Pelletan, Élisée Reclus, René Viviani, Jean Macé.

On imagine mal qu’il n’ait pas croisé le chemin du F. Georges Martin et de la S. Maria Deraismes, fondateurs du Droit Humain.

Principaux ouvrages consultés : 
– Marseille – Henri Barre- Barthelet 1895.
– Pasto-Mourtié, mestre Massoun e Taiaire d’Imagi : Clovis-Hubert Hugues – Antoni Conio- (L’Araire n°8, 15 avril 1937).
– Histoire de Marseille – Raoul Busquet- Robert Laffont 1945.
– Histoire de Marseille – Gabrielle Castellari- P. Ferran 1945.
– Histoire de Marseille –Dubois, Gaffarel, Samat- P.Ruat 1913.
– Histoire de Marseille –Édouard Baratier- Privat 1973.
– Humanisme : Revues du GODF- Edimaf.
– Victor Hugo –Alain Decaux- Perrin 1984.
– Encyclopédie sociale, Syndicale et Coopérative de l’Internationale Ouvrière- Quillet 1913.
– Dictionnaire biographique du Mouvement Ouvrier Français –Jean Maitron- Les Éditions Ouvrières.
– Dictionnaire de biographie française –Gueroult-Lapalière, Humann-Letouzey et Ané 1989.
– L’Illustration ; années 1892/1898. Histoire d’un siècle –Sefag et l’Illustration 1985.
– Histoire des scandales maçonniques –Alec Melor- Belfond 1982.
– La Grande Encyclopédie Larousse 1971.
– Clovis Hugues : Félix Gras –Armana Prouvençau 1895.
– Archives de la loge maçonnique La Parfaite Union / Marseille 1878.
– L’insurgé –Jules Vallès- L. Rombaldi 1971.
– Hugues Clovis –Poésies choisies- A. Lemerre 1935.
– Clovis Hugues, Un Rouge du Midi –J.Claude Izzo – Jeanne Laffitte 1978.
– Clovis Hugues –Jean Vandenhove- Collection « Le passé de l’Embrunais » 1987.

Remerciements particuliers à Madame la Conservatrice du Musée des Arts et Traditions Populaires du Terroir Marseillais de Château Gombert.